La Haute Cour d'Islamabad ordonne la libération en sanctuaire d'un éléphant d'Asie

“RIEN N’ARRETE UNE IDEE DONT LE TEMPS EST VENU.”
-Victor Hugo.

La Haute Cour d’Islamabad, au Pakistan, ordonne la libération en sanctuaire d’un éléphant d’Asie détenu dans une cage au zoo de Marghazar.

La décision du Juge Athar Minallah, issue de trois pétitions déposées au nom de plusieurs espèces, commence par une réflexion sur la manière dont la crise du COVID-19 présente «une opportunité pour les humains de faire un travail d’introspection et de réfléchir à leur rapport à la douleur et la détresse subies par d’autres êtres vivants », causées par « l’arrogance » de l’Homme.

Rewild applaudit cette décision qui représente un pas en avant important dans l’évolution de notre rapport aux animaux et notre considération de leurs intérêts essentiels.

Pour Lamya Essemlali, porte parole de Rewild, cette décision du juge Minallah va dans le sens de l’Histoire : “Partout dans le monde, des milliers d’animaux endurent en captivité une vie qui n’est que l’ombre de ce qu’elle aurait pu être en liberté. Aucune des excuses avancées pour justifier cette servitude (que ce soit la conservation, la pédagogie ou la recherche scientifique) ne résiste à l’analyse des faits.”

Nous félicitons les défenseurs des droits de Kavaan qui ont obtenu sa libération du zoo et rappelons pour ceux qui l’ignorent, qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. Le NhRP (Nonhuman Rights Project) une organisation américaine cherchant à modifier le statut juridique des animaux non-humains et à leur faire reconnaître le droit à la liberté et le droit à l’intégrité physique, en les faisant passer de la catégorie des biens à celle des personnes se bat également aux Etats Unis pour faire reconnaitre le droit à la liberté aux éléphants Happy et Minnie.

Dans la décision, le Juge Minallah fait référence au client du NhRP, l’éléphant Happy, comme un «détenu» du zoo du Bronx et écrit que «les zoos ne servent à rien, sauf à montrer leurs détenus vivants en tant qu’objets d’expositions aux visiteurs».

“La prise en compte attentive par le Juge Minallah des droits des animaux non humains, au même titre que les droits de l’Homme et de la protection de l’environnement, est la seule réponse appropriée aux crises existentielles auxquelles sont confrontés les animaux à travers le monde”, a déclaré le directeur exécutif du NhRP, Kevin Schneider. “Le pas audacieux qu’il a fait au nom d’êtres opprimés non humains comme Kaavan est louable, tout comme la persistance des défenseurs de Kaavan qui se sont battus sans relâche pour lui. Nous avons hâte de porter cette décision à la connaissance des tribunaux de New York et du Connecticut,  alors que nous les exhortons à reconnaître le droit à la liberté de nos clients éléphants, Happy et Minnie. ”

En février 2020, la Juge Alison Y. Tuitt dans l’affaire Happy avait également conclu que l’éléphant « est plus qu’une chose ou une propriété légale. C’est un être intelligent et autonome qui doit être traité avec respect et dignité et qui peut avoir droit à la liberté. »

Le NhRP va faire appel de la décision du Juge Tuitt, qui n’a pas reconnu Happy comme une personne morale jouissant du droit à la liberté parce qu’elle se sentait liée par une décision antérieure. Le NhRP fait également appel devant la Cour Suprême du Connecticut, faisant valoir que les tribunaux ont jusqu’à présent refusé de traiter les questions soulevées par l’affaire des droits de l’éléphante Minnie.

Plus de d’infos sur le site du Non Human Rights Project : https://www.nonhumanrights.org/…/media-release-5-21-20-isl…/

Pour nous soutenir : www.rewild.ong

Crédit photo : Rewild / D.Léo

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