Rewild répond au zoo-refuge La Tanière

Rewild répond au Zoo-refuge La Tanière

Nos sympathisants ont été nombreux ces derniers mois à nous demander ce que nous pensons du Zoo-refuge La Tanière et quelles sont les différences entre nos deux structures.

La diffusion hier d’une vidéo d’appel aux dons du zoo-refuge La Tanière (qui dénigre ouvertement Rewild sans nous nommer) nous donne l’occasion de répondre.

Rewild est une équipe qui, à travers ses membres, compile plusieurs dizaines d’années d’expérience dans la défense de la biodiversité, la lutte contre le trafic d’animaux sauvages, le soin et le relâché d’animaux.

Le Zoo-refuge La Tanière est une initiative émanant de Patrick Violas (qui a fait fortune dans la téléphonie et sans lien avec la protection animale). La structure est entre autres dirigée par la vétérinaire Florence Ollivet Courtois, capacitaire et ardente défenseuse des cirques avec spectacles d’animaux sauvages. Elle est également l’ancienne vétérinaire du zoo de Pont-Scorff, racheté par Rewild en décembre dernier. Au-delà de cette différence de profils, tout sépare Rewild de La Tanière.  

1ère différence : 

  • Le Zoo-refuge La Tanière  comme son nom l’indique, est surtout et avant tout un zoo qui récupère des animaux qui seront renvoyés dans le circuit de l’industrie de la captivité ou présentés au public sur site. 
  • A la différence de Rewild qui  a racheté un zoo pour le fermer au public et le transformer en centre d’accueil pour animaux saisis afin de leur offrir une possibilité de sanctuarisation ou de réensauvagement.

 

2ème différence :

  • Le Zoo-refuge La Tanière défend les zoos et les cirques, ainsi que les spectacles d’animaux et leur utilisation d’une manière générale à des fins récréatives.
  • A la différence de Rewild qui est opposé à l’exploitation commerciale des animaux sauvages.

 

3ème différence : 

  • Le Zoo-refuge La Tanière détient des animaux dans des conditions de légalité contestable et en tout cas non compatibles avec leurs exigences biologiques, à l’instar des otaries détenues dans une piscine de jardin, bien avant d’avoir l’autorisation d’ouverture grâce à une dérogation illégale.
  • A la différence de Rewild qui, depuis le rachat du zoo de Pont-Scorff, modifie les installations et le cadre de vie des animaux afin d’améliorer leurs conditions de captivité jusqu’à leur départ. Le directeur du Zoo-refuge La Tanière prétend que certains animaux ont vu leurs conditions de vie se détériorer depuis l’arrivée de Rewild à Pont Scorff, une accusation sur laquelle il va devoir s’expliquer devant la Justice.

 

4ème différence : 

  • Le Zoo-refuge La Tanière souhaite garder les animaux en captivité au prétexte qu’il serait “impossible” de les relâcher
  • A la différence de Rewild qui, à travers ses fondateurs, a relâché plus de 30 000 animaux en 30 ans dont un tiers étaient nés en captivité ou détenus captifs depuis un très jeune âge. Nous travaillons par ailleurs avec des partenaires internationaux qui ont l’expérience de plusieurs centaines de relâchés d’animaux sauvages pour certains nés captifs ou ayant passé plusieurs décennies en captivité, parmi lesquels des gorilles, des éléphants, des rhinocéros, des lynx, des hyènes…. Il est donc possible de relâcher des animaux issus de la captivité, mais c’est fastidieux et non lucratif, contrairement à leur exploitation commerciale. Dans sa vidéo d’appel aux dons, Patrick Violas se moque ouvertement de Rewild pour n’avoir relâché encore aucun animal en 6 mois dont 2 en confinement. Croire que le processus de réhabilitation d’animaux formatés par la captivité est l’affaire de trois mois en dit long sur l’ignorance de la thématique. 

Nous sommes pour notre part très étonnés de nous voir qualifiés d’amateurs par le fondateur d’une structure qui baptise un ours en l’aspergeant de champagne, qui met la télévision dans les cages des singes et qui maintient des otaries dans une piscine tubulaire (toutes ces images sont visibles dans la fameuse série télévisée de C8 sur le zoo-refuge La Tanière). 

Enfin, nous profitons de cette publication pour relancer Florence Ollivet Courtois, vétérinaire du Zoo Refuge La Tanière qui depuis 3 mois ne répond pas à notre demande du rapport d’autopsie de l’éléphante Omaline qu’elle a euthanasiée au zoo de Pont Scorff, quelques mois avant son rachat par Rewild. Autopsie réalisée, de nuit, à la lampe torche et dont le rapport ne figure nulle part. Florence si vous nous lisez… merci de nous aider à faire la lumière sur cette affaire.

Pour conclure, prétendre qu’il est impossible de renvoyer des animaux dans leur milieu naturel (et tenter de saborder le travail de ceux qui s’y emploient) offre un alibi à ceux qui ne veulent pas s’en donner la peine et qui préfèrent exploiter les animaux, toujours au nom de leur bien-être évidemment.

(Photos : captures d’écran de l’émission de C8, “La Tanière, le Refuge de l’espoir”)